Le 25 février, le préfet de la Bouenza, Marcel Nganongo, a rouvert le Centre de santé intégré (CSI) de Tsiaki, fermé depuis le 14 du mois suite à un conflit opposant le chef de cette structure au député suppléant Kaya Blanchard. Cette intervention administrative restaure les services essentiels pour la population locale.
André Mbama, sous-préfet de Tsiaki, a exposé la situation chaotique qui avait conduit à la suspension des activités du CSI et au départ du responsable. Joseph Isoeka, directeur départemental de la Santé de la Bouenza, a pour sa part insisté sur l’importance vitale d’un tel centre dans cette localité isolée, appelant à la réinstallation de l’ancien chef de poste.
S’adressant à la population rassemblée, Marcel Nganongo a clarifié les rôles respectifs au sein des entités administratives. Il a réinstallé Kifini Serge Anessé dans ses fonctions, accompagné des sages et des forces de l’ordre, dissipant ainsi tout malentendu. Le préfet a fermement rappelé qu’un député suppléant n’a aucune prérogative pour radier ou disqualifier un fonctionnaire de l’État en exercice, quelles que soient ses motivations.
À la tête du CSI rouvert, Marcel Nganongo a réaffirmé l’autorité régalienne de l’État. « Nous sommes descendus sur le terrain pour remettre chacun à sa place. Un élu, quelle que soit sa prestance, n’a pas le droit de réprimander un agent de l’État installé par l’État, dont nous représentons le pouvoir régalien », a-t-il déclaré. Il a fustigé l’excès de zèle de certains élus et la faute grave du chef de centre, qui avait signé le serment d’Hippocrate sans pouvoir fermer l’établissement, privant la population de soins adéquats pour un différend personnel. « Nous les avons remis tous les deux à leur place pour que la paix revienne », a conclu le préfet, sous les applaudissements des habitants du district de Tsiaki.
