Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a réaffirmé le 13 août à Brazzaville qu’avec un peu plus de patriotisme, la diaspora congolaise peut jouer un rôle capital dans la marche vers le développement du pays.
Le Chef du gouvernement a chiffré l’impact de la diaspora. Dans le secteur des TIC, une étude publiée en 2019 dans la « Revue française des sciences de l’information et de la communication » révèle que les appels internationaux entrants générés par la diaspora peuvent représenter jusqu’à 25% du chiffre d’affaires global des opérateurs de téléphonie, et une part encore plus importante de leurs profits.
Sur le volet des transferts d’argent, la progression est spectaculaire, 11,6 milliards de francs CFA en 2023, ils sont passés à 24,3 milliards en 2024, puis à 32,5 milliards en 2025. La répartition est de 47% pour l’aide familiale, 21% pour l’investissement, 17% pour la construction. Dans l’éducation et la santé, la contribution de la diaspora est estimée respectivement à 8% et 7%.
« On peut admettre que les transferts monétaires émanant de nos compatriotes à l’étranger constituent un véritable filet social », a souligné le Premier ministre.
Au-delà des chiffres, Anatole Collinet Makosso voit dans la diaspora un accélérateur, une ouverture de nouveaux marchés,l’ attraction d’investissements, le transfert de technologies et de savoir-faire, le renforcement des chaînes de valeurs, montée en compétence de la jeunesse, et la promotion de l’image du Congo à l’international.
« Dans cette œuvre de construction nationale, la Diaspora congolaise doit occuper une place de premier plan. Nous avons besoin davantage de capitaux, de compétences, d’innovation, de partenariats et de confiance entre les acteurs publics, privés et la diaspora », a-t-il déclaré.
Pour le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Constant Serge Bounda, cette rencontre doit se traduire par des actes de faciliter l’investissement de la diaspora, de simplifier les démarches administratives, de renforcer l’accompagnement des porteurs de projets et de créer des passerelles entre les compétences de l’étranger et les acteurs nationaux.
« La République du Congo considère sa diaspora non comme une périphérie, mais comme une composante essentielle de la nation et un levier important de son rayonnement », a-t-il insisté
Saluant l’initiative, le représentant de la délégation de la diaspora congolaise, Marvyne Loutonadio, a rappelé l’attachement des congolais de l’étranger à leur pays. « La diaspora a toujours été porteuse. Il faut tenir à l’esprit qu’aucune diaspora ne veut du mal à son pays. On a tous cette fibre en nous qui est celle d’aimer le Congo. Le Congo nous dépasse par-dessus tout. Au-delà des émotions, au-delà des critiques… Ce qui réside en nous de plus fort, c’est l’amour ».
La rencontre entre le gouvernement et les congolais de l’étranger, placée sous le thème « La République du Congo, terre d’opportunités pour tous ».
