Le président de la République lance la première cargaison Nguya FLNG d’Eni Congo

Le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a procédé le 7 février à Pointe-Noire au lancement du chargement de la première cargaison Nguya FLNG d’Eni Congo. A cette occasion, le  ministre des hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua a indiqué qu’avec l’unité flottante de liquéfaction de gaz naturel (FLNG) Nguya, le Congo avait franchit une nouvelle étape décisive dans la consolidation d’une filière gazière nationale structurée, désormais reconnue comme l’un des leviers majeurs de l’augmentation de la production des hydrocarbures en barils équivalent pétrole, de la croissance économique mais également de la diversification de l’économie, par le fait des nombreux effets induits par la dynamique de développement du secteur gazier du Congo. 

« Le développement du gaz naturel constitue désormais et indubitablement un facteur structurant de croissance pour la République du Congo. Il renforce indéniablement la résilience de notre économie, diversifie nos sources de revenus et soutient l’industrialisation progressive du pays. À travers les projets gaziers engagés, le Congo transforme un potentiel longtemps sous-exploité, voire non exploité, en une source durable de valeur ajoutée nationale », a souligné Bruno Jean Richard Itoua, lors de la cérémonie de lancement du chargement de la première cargaison Nguya FLNG, par le président de la République, Denis Sassou Nguesso, en séjour de travail dans la ville économique.

Sur le plan des volumes, le FLNG Nguya apportera une contribution déterminante à cette montée en puissance. Doté d’une capacité de production annuelle de 2,4 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié, il portera, aux côtés du FLNG Tango, la capacité totale à 3 millions ou 4 millions de tonnes de GNL par an, dès le début du deuxième trimestre de cette année. Ce qui correspond à 36 enlèvements de GNL par an, soit une cargaison d’environ 85 000 tonnes chacune, tous les 10 jours.

Avec la mise en service du FLNG Nguya et grâce aux autres projets de valorisation du gaz existants, en cours de mise en œuvre ou de négociation, la production nationale de gaz commercialisé sera portée à l’horizon 2030 à environ 28 millions de standards mètres cubes par jour.

Le président directeur général d’Eni, Claudio Descalzi, quant à lui pense que sa structure a franchi aujourd’hui, une étape majeure grâce à la relation de confiance durable établie avec les institutions du pays et les communautés locales. Pour lui, Eni a été la seule entreprise à investir dans le gaz afin de développer le marché domestique et de réduire le torchage de routine. Cette décision, prise il y a plus de vingt ans, a permis de découvrir des volumes suffisants pour envisager également l’exportation.

« La phase II du projet Congo LNG a été réalisée en un temps record par rapport aux standards de l’industrie, augmentant ainsi la disponibilité de gaz sur les marchés internationaux et contribuant à la sécurité énergétique de l’Italie et de l’Europe, tout en générant des bénéfices concrets pour l’économie locale », a fait savoir Claudio Descalzi.

Cet événement constitue une nouvelle étape vers l’objectif d’Eni d’étendre son portefeuille GNL à 20 millions de tonnes par an (MTPA) d’ici 2030, en s’appuyant sur la flexibilité, la compétitivité et la diversification géographique de ses projets en participation, et représente un jalon clé dans la consolidation de sa position de leader sur le marché mondial du GNL.

Avec cette phase, le projet atteint une capacité totale de liquéfaction de 3 millions de tonnes par an (MTPA) de GNL, soit l’équivalent de 4,5 milliards de mètres cubes de gaz par an, en exploitant les ressources gazières des champs Nené et Litchendjili, du permis offshore Marine XII.

Le projet Congo LNG illustre la capacité d’Eni à transformer les ressources gazières en valeur stratégique pour le pays et pour les marchés internationaux, à travers un projet compétitif sur le plan des coûts et performant sur le plan environnemental. La Phase 1, lancée avec l’unité de liquéfaction flottante Tango (FLNG), a été mise en service en décembre 2023, à peine un an après la définition du projet. La Phase 2, quant à elle, démarre 35 mois après le début de la construction de l’unité flottante Nguya FLNG.

Présente au Congo depuis 1968, Eni est actuellement le premier producteur national de gaz associé et non associé. Elle fournit du gaz à la Centrale électrique du Congo, qui représente environ 70 % de la capacité de production électrique du pays et contribue au renforcement du réseau de transport haute-tension.

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