La chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis au Congo, Amanda Jacobsen, a visité le 8 avril les écoles primaires Samba Daniel et Jean Kimbembé, dans le département du Pool, pour évaluer la mise en œuvre du programme de cantines scolaires. Ce projet, financé par les États-Unis, booste la fréquentation scolaire et nourrit les apprentis dans des zones rurales vulnérables.
Amanda Jacobsen a salué l’engagement américain aux côtés du Congo pour promouvoir l’éducation, la nutrition et les opportunités des enfants. « Les États-Unis sont fiers de soutenir le peuple congolais dans ces domaines prioritaires, qui favorisent une prospérité partagée et une stabilité durable », a déclaré la diplomate. Depuis 2001, via le programme international GovEd du département américain de l’Agriculture, plus de 100 millions de dollars ont été investis pour lancer et pérenniser les cantines scolaires en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM) et le gouvernement congolais.
Aujourd’hui, ce dispositif fournit des repas nutritifs quotidiens à plus de 83 000 enfants dans 400 écoles à travers le pays, avec un impact marqué dans les communautés fragiles. Les résultats parlent d’eux-mêmes : la fréquentation a grimpé dans les établissements ciblés, prouvant qu’un simple repas ouvre la voie à un avenir éducatif prometteur. Près de la moitié des bénéficiaires sont des filles, ce qui renforce leur rétention scolaire, leur santé et leurs perspectives économiques.
La diplomate a rendu hommage aux partenaires essentiels, dont le PAM Congo, l’UNICEF pour leur expertise technique, ainsi que Catholic Relief Services (CRS) et d’autres ONG américaines. Entre 2001 et 2013, l’ONG IPHD, financée par les États-Unis, a nourri 140 000 enfants, réhabilité 90 écoles et distribué des fournitures à 50 000 élèves. « Ensemble avec le gouvernement congolais, les partenaires internationaux et les communautés locales, nous investissons dans la santé et l’éducation des enfants pour bâtir un Congo plus prospère et stable. Merci beaucoup », a conclu Amanda Jacobsen.
Le représentant du PAM au Congo, Gon Myers, a contextualisé la visite comme un plaidoyer pour prolonger le financement au-delà de 2026, après le cycle lancé en 2017. « Venir sur le terrain avec le principal bailleur permet de constater l’impact, notamment les 25 écoles passées en 2024 sous gestion directe du gouvernement congolais », a-t-il expliqué. Cette initiative, plébiscitée par les communautés, met en lumière la volonté gouvernementale. Des rencontres avec le préfet local renforcent les liens directs avec les donateurs.
Gon Myers se montre optimiste : « Nous poursuivrons le plaidoyer auprès du gouvernement, des entreprises privées et de bailleurs comme le Japon, qui souhaite contribuer. Le programme de cantines ne s’arrêtera pas. » Pour l’élève de cycle primaire Divina Banzakassa, ces repas incarnent un encouragement vital, incitant les enfants à renouer avec l’apprentissage.
