Le président du comité national des enseignants prestataires du Congo, Félicien Mbolé, a affirmé, le 1er avril à Brazzaville, que l’avis de grève lancé le 15 mars était suspension suite à l’accord intervenu avec le gouvernement sur leur recrutement par quotas.
Félicien Mbolé a fait savoir aux représentants des enseignants qu’il a rencontré que le gouvernement a pris la décision de publier dans un bref délai le quota des enseignants qui vont être intégrés à la fonction publique.
« Etant donné que le point majeur de la menace de grève des enseignants lancée le 15 mars dernier était l’intégration de cette catégorie d’enseignants dans la fonction publique, l’ultimatum de la grève n’avait plus sa raison », a-t-il indiqué.
Toutefois, a poursuivi Félicien Mbolé, ils ont mis les garde-fous pour la gestion et le suivi des quotas et le respect des autres revendications.
Ces recrutements se feront de 2018 à 2021 ce, jusqu’à l’intégration de près de 11.000 enseignants prestataires à la fonction publique, a soutenu Félicien Mbolé.
Enseignant prestataire au lycée technique commercial, Régis Mangomo a salué la décision du comité national des enseignants de suspendre la grève, ce après la satisfaction de l’une de leurs revendications principale, le recrutement par quota des enseignants prestataires.
Enseignante prestataire au CEG Fraternité, Lounda Zorette à, pour sa part relevé que les enseignants prestataires n’ont pas mis fin à la grève, elle a été seulement suspendue en attendant que leurs exigences trouvent gain cause.
Les revendications contenues dans l’avis de grève du comité national des enseignants prestataires du Congo, se focalisaient notamment sur la mise en place d’un guichet unique pour diligenter le traitement des dossiers d’intégration et d’engagement à la fonction publique ; la mise en place des commissions responsables dans les ministères de tutelle pour une meilleure gestion de quotas.
