Le Secrétaire général du syndicat Le Postier, Jean-Jacques Mvila, a appelé le 22 septembre à Brazzaville la Direction générale de la Société des postes et de l’épargne du Congo (SOPECO) au respect du délai de paiement des salaires, fixé au 25 de chaque mois.
S’appuyant sur les conventions et le Code du travail, notamment la convention 87 de l’Organisation internationale du travail (OIT) portant sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, et le Code du travail en son chapitre VII portant sur la liberté syndicale de la SOPECO, ce regroupement syndical a invité la Directrice générale à prendre toutes les mesures urgentes et nécessaires afin que ce délai soit respecté à la lettre, pour la mise en confiance des travailleurs.
Pour préserver le climat de paix qui prévaut actuellement au sein de cette entité administrative, opérateur public national chargé du service postal universel, les plateformes syndicales ont plaidé pour l’intervention du ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, afin que la Directrice générale de la SOPECO procède au paiement immédiat et sans condition des mois de mars et avril 2026, ainsi que des salaires ponctionnés à tort de mars à juin 2025, conformément aux courriers du Directeur général du travail, garant de la juridiction du travail, adressés à la Directrice générale.
Ils ont également demandé à la Direction générale de donner la possibilité à chaque agent de connaître son dû, en procédant à la notification des arriérés de chaque travailleur, afin de faciliter au ministère la recherche de mécanismes visant à solder la dette sociale allant de 2017 à 2025.L’annulation sans condition des reclassements arbitraires opérés par la Direction générale au profit de certains travailleurs, au mépris des lois et règlements de la République ; l’adhésion à l’initiative du ministère relative à la mise en place du comité de restructuration de la SOPECO, obligeant la Direction générale à collaborer franchement et à transmettre la documentation complète souhaitée par les équipes de la task-force envoyées en mission, dans un délai de trois jours.
Le départ immédiat des consultants qui n’ont ni cabinet d’audit ni de conseil, mais qui sont payés chaque fin de mois sans aucun document justifiant leurs prestations au sein de l’entreprise.
Les agents de la SOPECO ont fixé un délai réglementaire imparti pour la prise en compte de leurs doléances, faute de quoi, ils lanceront un mouvement de grande envergure
