Neuf présumés délinquants fauniques passent devant leurs juges à Owando et Dolisie.

Trois audiences portant sur la criminalité faunique sont attendues pour ces 11 et 12 avril, dans les cours d’appel d’Owando dans la Cuvette et de Dolisie dans le Niari.

A Owando, la cour d’appel devra instruire et prendre des réquisitions, le 11 avril sur l’affaire Daniel Konga, Jacques Konga et Léandre Ngassy, arrêtés le 14 septembre 2017 en flagrant délit de détention et circulation illégales, tentative de commercialisation de six pointes d’ivoire. L’un de ces trois prévenus serait un commerçant qui circule sur toute l’étendue du territoire nationale pour chercher et acheter les ivoires auprès des braconniers. Ivoires que ce dernier aurait l’habitude de revendre auprès de sa clientèle. Les deux autres (père et fils) seraient des fournisseurs de ces produits.

Par ailleurs, les deux audiences prévues pour le 12 avril à Dolisie, une concerne deux individus de nationalité congolaise, poursuivis par la cour d’appel pour détention, transit, circulation et tentative de commercialisation de 21 morceaux d’ivoire, soit huit pointes d’ivoire, représentant environ cinq éléphants tués. Arrêtés en flagrant délit, le 29 août 2017 à Dolisie, Goma Lunghanu et Bernes Mavoungou ont été déférés à la maison d’arrêt de Dolisie le 1er septembre de la même année. Grands trafiquants d’ivoire dont la source d’approvisionnement de ces produits est le Gabon, l’un de ces prévenus serait le fournisseur et l’autre un chauffeur assurant le transport de ces ivoires du district de Banda jusqu’à Dolisie.

La seconde affaire à la cour d’Aapel de Dolisie est relative aux prévenus Gotrand Luther Likibi, Cédric Nzaou, Jeanne Moussounda et Prince Kombo Bakala. Les infractions qui leurs sont reprochées sont l’abattage d’une espèce animale intégralement protégée (Panthère), la détention et la circulation illégales ainsi que la tentative de commercialisation des trophées de ladite espèce (deux peaux de panthère).

Les arrestations de ces présumés délinquants fauniques avaient été les œuvres des agents des Directions Départementales des Eaux-et-Forêts de la Cuvette et du Niari et des services de la Gendarmerie nationale grâce aux informations et appui du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage). Ce coup de filet confirme un indice révélateur d’un mal profond mettant en danger permanant les pachydermes dans les forêts de la République du Congo.

Ces prévenus encourent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme selon les textes règlementant ce secteur. L’article 27  de la loi 37/2008, du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées stipule :   «  l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées  sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration  des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ».

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