Le vice-ministre chinois de Commerce, Qian Keming a signé le 20 mai avec la ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo, un accord de don de l’ordre de 420 millions de francs CFA pour aider le gouvernement à faire face à l’épidémie de variole du singe ou MonkeyPox qui sévit depuis des années dans la Likouala, à l’extrême nord du Congo.
Ce don de 700.000 dollars, soit environ 420 millions de francs CFA va booster les interventions médicales du gouvernement dans cette zone, bien souvent très enclavée. La Chine a ainsi réagi à la déclaration en mars dernier par le Congo de cette nouvelle épidémie.
C’est début mars que le gouvernement a confirmé l’épidémie de variole de signe dans les districts d’Impfondo, de Bétou, d’Enyelle et de Dongou. Mais elle sévissait déjà en fin 2016. A l’époque, la maladie avait causé un cas de décès sur les 26 enregistrés dans la zone de Moualé. L’OMS avait apporté un appui sanitaire important, notamment l’équipement des agents de santé qui devraient au chevet des malades.
Grâce aux financements qui viennent d’être accordés par la Chine, le gouvernement peut renforcer les inventions cliniques dans cette zone en proie à cette épidémie depuis 2003. Les actions menées pour circonscrire et contenir le MonkeyPox n’ont toujours pas abouti. Les agents la santé sur place estiment que le manque de moyen restait la principale cause de cette inefficacité. C’est parfois grâce à l’action des agents humanitaires des organisations internationales qui s’activent dans le coin pour assister les réfugiés centrafricains, rwandais et de RDC que certains cas de variole de signe ont été pris en charge.

L’aide accordée au ministère de la Santé est d’une urgence capitale, si bien qu’elle a été libellée en espèces. Commentant cette visite de travail du ministre Qian Keming, Jean Claude Gakosso a estimé que c’était une des plus grandes de travail de l’Etat chinois au Congo.
Pour le ministre chinois, c’est une annonce vers la tenue de la commission mixte Congo-Chine. « Notre démarche vise à baliser le chemin qui nous conduira aux travaux de la dixième commission mixte de coopération sino-congolaise dont nous souhaitons la tenue l’année prochaine », a dit Quian Keming.