Le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean-Richard Itoua, a lancé le 4 avril à Brazzaville le projet UNESCO-PAM sur l’éducation à la nutrition et à la sécurité alimentaire. L’enjeu de ce programme est d’augmenter le taux de fréquentation dans toutes les écoles du Congo.
Ce programme consiste en la formation des enseignants en alimentation scolaire pour qu’ils appliquent ces connaissances dans les écoles.
La vision de la prise en compte de la nutrition dans les programmes sera donc enseignée de façon transversale du primaire au lycée. Les matières comme les sciences de la vie et de la terre (SVT), l’initiation à la production agricole, l’éducation à la vie familiale et l’éducation à la santé seront introduites du CP1 au CP2. Une façon de montrer que la bonne nutrition est essentielle pour un apprentissage efficace.
Selon les données du Programme alimentaire mondial (PAM) relatives aux cantines scolaires en République du Congo, le taux de fréquentation est en moyenne de 97, 74 % dans les écoles qu’il assiste contre 80 % enregistré au début du lancement de ce projet nutritionnel. Le taux d’abandon s’élève à 3 % contre 7 % en moyenne dans les débuts. Ce qui atteste que la malnutrition est l’une des causes non négligeable de déperdition d’effectifs.
L’UNESCO, le FAO, le PAM, l’UNICEF et l’OMS vont donc appuyer l’INRAP dans l’élaboration des modules d’éducation à la sécurité destinés aux enseignants et aux jeunes avec une attention particulière sur l’alphabétisation et l’éducation des adultes, des mères de familles et des filles-mères.
La santé et la nutrition font don partie intégrante du programme des quatre premiers Objectifs de développement durable (ODD) visés d’ici à l’an 2030 au Plan cadre des nations Unis pour le développement au Congo.
Ce projet qui perpétue l’initiative « une école, un jardin » impulsé dans le but d’initier les apprenants au travail productif vise à assurer l’autosuffisance alimentaire qui s’inscrit dans l’ODD n° 2 : « Eliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable ».
