L’inspecteur général de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, David Boke, a indiqué le 6 août à Brazzaville, que l’atelier de restitution des résultats de l’analyse SERAT et d’élaboration d’une feuille de route nationale vise à valider les recommandations et à définir les orientations stratégiques nécessaires à l’institutionnalisation de l’éducation à la santé et au bien-être dans le système éducatif congolais.
« Pendant ces deux jours, vous devrez concentrer vos efforts sur les différentes présentations thématiques. L’éducation à la santé et au bien-être constitue un levier stratégique pour améliorer la santé, le bien-être et la réussite scolaire des enfants, des adolescents et des jeunes, tout en favorisant leur épanouissement social et citoyen », a affirmé David BOKE à l’ouverture des travaux.
Cette éducation couvre des thématiques essentielles, notamment la santé sexuelle et reproductive, la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) ainsi que la lutte contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire.
Pour le coordonnateur technique du projet, Stanislas Gervais Makani, cette initiative représente une véritable valeur ajoutée pour le système éducatif congolais. « Nous sommes à une étape décisive : il s’agit désormais de passer de la théorie à l’action afin de doter les élèves de connaissances, de compétences et d’outils leur permettant de faire de l’éducation à la santé et au bien-être une réalité dans leur quotidien », a-t-il expliqué.
L’UNESCO a, pour sa part, réaffirmé son engagement à accompagner le Congo dans la mise en œuvre de cette feuille de route. « L’organisation estime que cette initiative permettra d’évaluer les acquis, d’identifier les défis restants et d’accélérer l’atteinte de l’Objectif de développement durable 4 (ODD 4), relatif à une éducation de qualité. Une éducation de qualité ne se limite pas à la transmission des connaissances, mais permet également aux jeunes de faire des choix éclairés pour leur santé et leur bien-être grâce à des informations fiables », a souligné Juliette Emmanuel, responsable nationale de projet éducation à l’Unesco.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du programme phare de l’UNESCO O3 – Our Rights, Our Lives, Our Future « Nos droits, nos vies, notre avenir », qui vise à fournir aux adolescents et aux jeunes les connaissances et les compétences nécessaires pour mieux prendre en charge leur santé et leur bien-être, a–t-elle ajouté.
Déployé dans 35 pays d’Afrique subsaharienne, ce programme constitue la plus vaste initiative d’éducation à la santé et au bien-être sur le continent. La République du Congo figure parmi les pays bénéficiaires.
