L’ADHUC dénonce la détention arbitraire à Brazzaville

Le président de l’Association pour les droits d l’homme et de l’univers carcéral (ADHUC), Loamba Moké, a dénoncé, le 11 octobre à Brazzaville, au cours d’un point de presse,...

Le président de l’Association pour les droits d l’homme et de l’univers carcéral (ADHUC), Loamba Moké, a dénoncé, le 11 octobre à Brazzaville, au cours d’un point de presse, la détention arbitraire d’Auguste Youlou Nzonzi et de Pierre Mahoumi, deux membres du bureau exécutif national de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) dont la mise en liberté a été prononcée mais reste encore non exécutée.

Loamba Moké a exhorté les autorités judicaires d’appliquer la décision de mise en liberté provisoire du Tribunal de grande instance de Brazzaville rendue le 29 mai 2017 dans l’affaire qui concerne Auguste Youlou Nzonzi et Pierre Mahoumi. « Que les autorités congolaises respectent la loi nationale, régionale et internationale », a-t-il dit.

En effet, à la suite de la prise d’une ordonnance aux fins de non-lieu  total, par le 4e cabinet du juge d’instruction, le procureur général près le Tribunal de grande instance de Brazzaville avait signé l’ordre de mise en liberté d’Auguste Youlou Nzonzi et de Pierre Mahoumi.

Malheureusement, selon Me Guy Rémy Makosso, avocat d’Auguste Youlou Nzonnzi, le directeur de la maison d’arrêt de Brazzaville s’oppose à la sortie de son client « au motif qu’il a reçu des instructions de son chef hiérarchique ».

Outre le refus de libérer Auguste Youlou Nzonzi et Pierre Mahoumi, leurs familles reçoivent des menaces et intimidations de la part d’éléments inconnus. Corneilles Isis Youlou, fils de Youlou Nzonzi témoigne avoir reçu des messages par téléphone et des appels menaçants lui disant : « Vous allez voir ce que l’on va faire à votre père et à vous-mêmes ».

« Une fois nous étions à la maison et avons vu arrivé deux BJ. Ils ont frappé, mais nous avons refusé d’ouvrir et sont repartis », a-t-il expliqué.

Auguste Youlou Nzonzi et Pierre Mahoumi avaient été arrêtés à Kamba, en République démocratique du Congo (RDC) où ils étaient réfugiés en attendant que le référendum du 25 octobre soit passé. Extradés à Brazzaville, ils ont été incarcérés à la direction générale de la surveillance du territoire (DGST) avant d’être déféré à la maison d’arrêt de Brazzaville.