Société

Les directeurs départementaux et districts sanitaires sont en formation pour la gestion de l’épidémie du Choléra

Les directeurs départementaux et districts sanitaires sont en formation pour la gestion de l’épidémie du Choléra

Le ministre de la Santé et de la Population, le professeur Jean Rosaire Ibara, a souligné, le 21 août à Brazzaville, que la formation des formateurs sur la gestion globale du choléra constituait une étape essentielle pour renforcer les capacités en matière de surveillance épidémiologique, de diagnostic, de prise en charge des cas, de gestion de l’eau, d’hygiène, d’assainissement, ainsi que de communication sur les risques et de mobilisation communautaire.

« Le choléra reste l’une des principales menaces sanitaires dans notre pays. Sa propagation rapide, sa forte létalité en l’absence de prise en charge appropriée, ainsi que son impact socio-économique, en font une urgence de santé publique à laquelle nous devons répondre avec rigueur, organisation et solidarité. Face à cette menace, le gouvernement a placé la prévention et la riposte aux épidémies au cœur de ses priorités. Mais pour que cette riposte soit efficace, elle doit reposer sur des ressources humaines bien formées, capables d’appliquer les normes et protocoles établis, et de coordonner les actions sur le terrain », a déclaré Jean Rosaire Ibara lors de la cérémonie.

Depuis le 26 juillet 2025, la République du Congo est confrontée à une épidémie de choléra qui, au 14 août 2025, avait déjà touché 434 personnes et causé 34 décès.

L’atelier de formation, initié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), témoigne de l’engagement de cette institution dans le renforcement du système de santé pour garantir un meilleur accès aux soins pour la population.

Dans son allocution, le Dr Vincent Dossou Sodjinou a mis en avant trois messages clés ; renforcer la prévention à la base, investir dans la préparation, et agir ensemble pour éradiquer cette maladie.

« La lutte contre le choléra ne se gagnera pas uniquement dans les centres de santé, mais aussi dans les quartiers, les villages, les écoles et les marchés. Chaque flambée épidémique nous rappelle l’importance d’avoir des systèmes d’alerte précoce, des laboratoires fonctionnels et des équipes réactives. Le choléra ne connaît pas de frontières administratives », a-t-il précisé.

« Former, c’est investir dans la ressource la plus précieuse que nous avons : les femmes et les hommes qui, chaque jour, sont en première ligne dans la détection et la réponse aux épidémies », a-t-il renchéri.

Outre cette formation, le gouvernement prévoit également des sessions au niveau de tous les districts sanitaires afin de permettre au corps médical de détecter précocement les cas et de répondre efficacement à l’épidémie, dans le but d’assurer une couverture nationale et de garantir que chaque alerte soit traitée rapidement pour une meilleure prise en charge.

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