Economie

Le Congo lance l’analyse globale de la sécurité alimentaire et de la vulnérabilité 

Le Congo lance l’analyse globale de la sécurité alimentaire et de la vulnérabilité 

Le directeur de cabinet du ministre de l’Economie, du Plan, de la statistique et de la Prospective, Sylvain Lékaka a indiqué le 28 juillet à Brazzaville que les résultats chiffrés de l’analyse globale de la sécurité alimentaire et de la vulnérabilité serviront de boussole au gouvernement et à l’ensemble des partenaires au développement afin de mieux calibrer le plan national de développement 2027-2031 et d’optimiser l’allocation des ressources. 

« L’AGESAV 2026 poursuit un objectif général clair. Analyser les conditions actuelles de sécurité alimentaire et de vulnérabilité des populations congolaises afin de fournir au gouvernement et à ses partenaires des données de référence actualisées indispensables à l’élaboration de politiques et de programmes », a souligné Sylvain Lékaka, lors de la cérémonie de lancement de l’analyse globale de la sécurité alimentaire et de la vulnérabilité.

Pour le directeur de cabinet du ministre de l’Economie, du Plan, de la statistique et de la Prospective, le programme est fondé sur 3 points. « Établir une cartographie précise de la vulnérabilité. Il s’agit d’identifier avec exactitude les zones géographiques et les départements les plus touchés par l’insécurité alimentaire, qu’elles soient chroniques ou conjoncturelles. Identifier le profit socio-économique des ménages vulnérables. L’AGESAV permettra de comprendre qui souffre de la faim ou de la malnutrition et pourquoi, en mettant la lumière sur les facteurs de risque sous-jacents, à savoir choc alimentaire, fluctuation des prix, accès aux marchés. Et orienter les politiques publiques de protection sociale, a précisé Sylvain Lekaka.

Le directeur général de l’Institut national de la statistique, Stève Ibara Mboko, de son côté a fait savoir que pour l’INS, cette opération était une priorité absolue. « Elle permettra de disposer de données factuelles, actualisées et scientifiquement rigoureuses sur la situation nutritionnelle et la vulnérabilité de nos populations, tant en milieu urbain qu’en milieu rural », a-t-il dit.

Le Représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) au Congo, Gon Meyers a estimé de son côté qu’investir dans des données de qualité c’est investir dans une politique publique plus efficace dans les réponses mieux ciblées et surtout dans un avenir plus sûr pour la population de plus vulnérable.

Cette étude bénéficie du soutien financier du Programme alimentaire mondial (PAM).

📱 Toute l’info, tout le temps, directement sur WhatsApp 👉 https://www.vox.cg/whatsapp