Suspension des activités professionnelles du barreau de Pointe-Noire
Le secrétaire général du barreau de Pointe-Noire, maître Lionel Kalina Menga a indiqué le 29 septembre que leur structure décide de suspendre leurs activités professionnelles pendant une durée d’une semaine. Cette suspension ne concerne pas les avocats chargés d’assurer la défense et l’assistance des confrères concernés.
« Notre démarche ne porte pas sur le fond des procédures concernant nos confrères. Elle porte sur une exigence essentielle : le respect du statut de l’avocat prévu par la loi. L’article 53 de la loi n° 026-92 du 20 août 1992 organise en effet une protection particulière de l’avocat. Il garantit notamment l’inviolabilité de son cabinet, encadre les perquisitions et dispose surtout que : Sauf crime ou délit flagrant, il ne peut être procédé à l’arrestation d’un avocat qu’en présence du Bâtonnier et du Procureur Général près la Cour d’Appel. », a souligné maître Lionel Kalina Menga, lors de leur assemblée générale extraordinaire.
Pour ces avocats, le mécanisme est donc clair : hors flagrance, l’arrestation d’un avocat ne peut intervenir sans la présence du Bâtonnier et du Procureur général près la Cour d’appel. Cette protection n’est ni un privilège ni une immunité. Elle constitue une garantie de l’indépendance de l’avocat et, à travers lui, des droits de la défense et du justiciable.
Face à la récurrence des atteintes à ce statut, le Barreau de Pointe-Noire proteste solennellement et condamne avec la plus grande fermeté la répétition des violations des garanties prévues par l’article 53.
Pour ce faire, l’assemblée générale extraordinaire exige le respect strict de l’article 53 et demande la libération immédiate et effective des maître Boniface Carl Malalou, Admiré Mabonzo, exerçant dans la ville économique et Kaben Mouboko Massouka, évoluant à Brazzaville. Au cours de cette même occasion, les avocats du barreau de Pointe-Noire ont décidé de suspendre leurs activités professionnelles pendant une durée d’une semaine et de ne pas participer à la prochaine session criminelle jusqu’à la libération effective de leurs confrères concernés et portera cette question devant la Conférence internationale des barreaux (CIB), afin que soit réaffirmée la nécessité du respect effectif du statut et de l’indépendance de l’avocat.
Pour Me Lionel Kalina Menga, la suspension des activités professionnelles, ne concerne pas les avocats chargés d’assurer la défense et l’assistance des confrères concernés. Au terme de cette semaine, la situation sera réévaluée.
Au terme de cette assemblée générale extraordinaire, les avocats du Barreau de Pointe-Noire ont pris l’engagement de ne pas participer à la prochaine session criminelle jusqu’à la libération effective de leurs confrères concernés et portera cette question devant la Conférence internationale des barreaux (CIB), afin que soit réaffirmée la nécessité du respect effectif du statut et de l’indépendance de l’avocat.
Pour le secrétaire général du barreau de Pointe-Noire, leur profession ne demande aucun privilège. Mais juste l’application de la loi. Il demeurera mobilisé, avec fermeté et responsabilité, jusqu’au rétablissement effectif des garanties attachées à la profession d’avocat.
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