Le Mouvement général des entreprises du Congo (MOGEC) et le Fonds monétaire international (FMI) ont tenu, le 1er octobre à Brazzaville, une séance de travail consacrée aux mécanismes de paiement de la dette intérieure commerciale due par l’État aux opérateurs économiques congolais.
Cette rencontre a permis de dresser un état des lieux de l’écosystème entrepreneurial national et d’examiner les mécanismes d’apurement de la dette intérieure commerciale, présentés comme des leviers essentiels pour soutenir la croissance, selon le communiqué de presse publié par le MOGEC à l’issue des échanges avec la délégation du FMI.
Au cours des discussions, le MOGEC a exposé les attentes du secteur privé s’agissant du suivi des réformes réglementaires, notamment l’application du décret n° 2023-1579 et la publication des conclusions de la deuxième phase de l’audit de la dette intérieure commerciale. L’organisation patronale a également souligné l’importance de finaliser le traitement des créances de la période 2022-2024, validées par l’Inspection générale des finances, ainsi que la régularisation des ordres de virement pour les exercices 2024-2025.
Pour le patronat, une fluidification de ces paiements est indispensable pour préserver la trésorerie des entreprises et éviter d’alourdir davantage l’enveloppe de la dette. Le MOGEC a ainsi exprimé ses vives préoccupations concernant l’application des dispositions de l’article 130 du Code des marchés publics, issu du décret n° 2009-156 du 20 mai 2009, relatives aux intérêts moratoires en cas de retard de paiement imputable à l’administration ou à son mandataire.
L’organisation a émis le vœu de voir s’ouvrir une concertation sur la pratique actuelle des décotes appliquées aux créances auditées, afin de garantir un cadre contractuel équitable et sécurisant pour les opérateurs économiques.
Sollicitant le soutien technique et le plaidoyer des équipes du FMI auprès des autorités congolaises, dans le but de redonner de l’oxygène financier aux entreprises, le MOGEC a notamment proposé l’instauration d’un mécanisme de titrisation d’une partie des créances, à hauteur de 100 milliards de FCFA. Ce dispositif pragmatique devrait permettre de mobiliser rapidement des liquidités pour relancer les investissements privés et stimuler l’activité économique globale.
Le MOGEC a réaffirmé son engagement total aux côtés du gouvernement congolais et des partenaires internationaux pour bâtir, par le dialogue, une économie nationale résiliente, transparente et compétitive.
La séance de travail entre le MOGEC et le FMI s’est tenue en marge des consultations menées par la mission officielle de cette institution financière depuis le 24 septembre de l’année en cours.
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