Réuni le 7 octobre à Brazzaville sous l’autorité du président de la République, Denis Sassou Nguesso, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi de finances pour l’exercice 2027. Celui-ci est arrêté à 3 120,8 milliards de francs CFA.
Ce budget doit contribuer à la mise en œuvre du Plan national de développement 2027-2031, à l’exécution du programme gouvernemental ainsi qu’au service de la dette.
Dans ses grandes masses, le projet de budget de l’État prévoit des ressources budgétaires totales de 3 120,8 milliards de FCFA et des dépenses budgétaires évaluées à 2 638,4 milliards de FCFA. Il dégage ainsi un solde budgétaire global excédentaire de 432,4 milliards de FCFA.
Les hypothèses de trésorerie et de financement s’inscrivent dans une stratégie de consolidation budgétaire et de gestion prudente des finances publiques. Elles visent à couvrir les besoins de financement de l’État tout en préservant la soutenabilité de la dette publique et la stabilité des équilibres financiers.
Pour l’exercice 2027, les ressources de trésorerie sont projetées à 1 324,6 milliards de FCFA, tandis que les charges de trésorerie devraient s’établir à 1 757 milliards de FCFA. Il en résulterait un besoin net de financement de 432,4 milliards de FCFA, qui serait couvert par l’excédent budgétaire dégagé.
La stratégie de financement retenue privilégie une mobilisation maîtrisée des ressources, compatible avec l’objectif de réduction progressive du niveau d’endettement public. En parallèle, les efforts d’apurement graduel de la dette intérieure, notamment de la dette commerciale, se poursuivront afin de renforcer la crédibilité financière de l’État, d’améliorer la trésorerie des opérateurs économiques et de soutenir l’activité économique.
Plus largement, le projet de budget 2027 oriente les ressources publiques vers l’accélération de la transformation économique, la diversification de l’appareil productif, le développement des infrastructures structurantes, la promotion de l’emploi et le renforcement de la compétitivité nationale.
Il prévoit également de soutenir l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la protection sociale, de l’accès à l’eau potable et de l’électricité.
Le projet de loi de finances repose sur plusieurs orientations majeures, dont la poursuite de l’amélioration de la soutenabilité de la dette publique. Le ratio dette publique/PIB devrait ainsi reculer de 88,6% en 2026 à 80,9% en 2027.
Le texte prévoit par ailleurs le renforcement de l’investissement public à caractère structurant, à travers une enveloppe de 680 milliards de FCFA, dont 327,7 milliards de FCFA sur ressources internes. Ces investissements seront principalement orientés vers les infrastructures économiques et sociales, l’énergie, les transports et le développement agricole.
Le projet de budget s’inscrit dans un environnement international caractérisé par des perspectives globalement favorables, malgré les risques liés aux tensions géopolitiques, aux conditions financières internationales et à la volatilité des cours de l’énergie. Selon les projections du Fonds monétaire international, la croissance mondiale devrait atteindre 3,2% en 2027, contre 3,1% en 2026, tandis que l’inflation devrait poursuivre sa décélération, pour s’établir à 3,7% en 2027, contre 4,4% en 2026.
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