Christian Yoka édifie les sénateurs sur la loi de finances portant règlement définitif 2024 et celle rectificative 2025
Le ministre des Finances, du budget et du portefeuille publique, Christian Yoka a donné, le 18 décembre lors de la séance plénière comptant pour la septième session ordinaire budgétaire et la quatrième législature, de plus amples précisions sur la loi portant règlement définitif du budget de l’état, exercice 2024 et celle de finances, rectificative pour l’année 2025.
« Sur les amendes et les pénalités, il y a deux éléments de précision : tout d’abord, en ce qui concerne le chiffre de niveau de ces amendes, contrairement à ce qui était écrit dans le rapport de la Cour des comptes, les différentes amendes ont été annexées dans les rubriques des recettes dont elles découlent », a expliqué Christian Yoka.
« Sur les recettes fiscales, sur la page 35 du push box, vous trouverez un montant d’à peu près 466 millions de FCFA contre 167 en 2023. Sur les recettes douanières, à peu près 66 millions en 2024. Et sur les autres recettes, les transactions forestières et fines, cela représente à peu près 550 millions de FCFA en 2024. Donc c’est un élément important à avoir en tête. Ce chiffre de zéro n’est pas tout à fait exact. Pour le reste, pour ce qui concerne le produit du contentieux fiscal, ils ont bien versé au présent », a-t-il poursuivi.
« Concernant les difficultés d’accès aux crédits. Mais au-delà de cela, c’est une exigence pour nous, pour la sincérité de la situation financière de notre secteur public. Nous prévoyons dans le cadre du projet de texte qui sera très prochainement soumis à votre appropriation, en ce qui concerne la gouvernance des entreprises publiques, que ces entreprises soient soumises à des contrats de performance avec des objectifs à atteindre. Évidemment, au titre de cette évidence, figure en bonne place la publication de comptes qui devront être certifiés. Pour ce qui concerne les dépenses de fonctionnement qui sont supérieures aux dépenses d’investissement, évidemment cela ne correspond absolument pas », a précisé le ministre en charge des finances.
« Nous sommes tout à fait d’accord à une vision prospective. Aucun gouvernement ne pourrait se satisfaire d’une telle situation qui serait à terme mortifère, ne portant aucune dynamique de développement. D’où l’accent qui est mis, sur l’occasion de l’encontre, lors de la discussion sur l’évolution de l’année 2026, sur un effort d’investissement. Il n’empêche que l’investissement a été contraint par la situation qui est la nôtre, avec des revenus essentiellement affectés au paiement du salaire d’une part et au paiement des intérêts de la dette par ailleurs. Et donc un effort doit être fait de rééquilibrage progressif pour faire en sorte que l’investissement retrouve de la vigueur. Nous sommes tout à fait d’accord là-dessus. En ce qui concerne les recettes de douane ; les exagérations, c’est un vrai sujet important et qu’il nous faut trouver en effet entre une volonté de soutenir l’investissement dans notre pays et le niveau d’exonération qui peut être accordé par ailleurs à un certain nombre d’opérateurs. Et je précise qu’en termes de contenu, de structure de cette exonération, le gros de cette exonération, de cette dépense fiscale, est constitué des avantages accordés aux opérateurs du secteur pétrolier. Et d’une part, et par ailleurs, composé des mesures qui avaient été prises en faveur de la lutte contre la vie chère », a conclu Christian Yoka, répondant aux questions des sénateurs.
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