Société

La société civile s’inquiète des grèves dans les grands hôpitaux et à l’Université Marien Ngouabi

La société civile s’inquiète des grèves dans les grands hôpitaux et à l’Université Marien Ngouabi

Le président de la fondation Ebina, Joe Washington Ebina et celui du centre d’Action pour le développement (CAD) Trésor Nzila s’inquiètent de la persistance des grèves observées dans les grands hôpitaux et à l’université Marien Ngouabi, dues aux revendications des salaires impayés des agents évoluant dans ses établissements publics à transfert. Ils accusent la léthargie du gouvernement à trouver de réponse définitive à cette situation qui impacte la vie des congolais.

L’accès aux soins de santé et à une éducation de qualité sont des droits fondamentaux garantis par la législation congolaise à tout citoyen mais aussi par l’agenda des Objectifs du développement durables (ODD) des Nations unies dont le Congo, Etat membre, est tenu de mettre en application.

Pourtant la réalité dans le pays est tout autre. Déclenchées respectivement le 17 novembre et en fin de mois de décembre de l’année écoulée jusqu’à nos jours, les grèves  dans les grands hôpitaux à budget de transfert et l’université Marien Ngouabi occasionnées par le non-paiement des salaires, frise les acteurs de la société civile congolais notamment le président de la fondation Ebina, Joe Washington Ebina : « A l’heure où je vous parle, nous sommes en contact avec certains malades qui manquent d’assistance. Cette situation est préoccupante et cela laisse entrevoir que le droit à l’accès aux soins de santé est bafoué dans la mesure où les solutions ne sont pas trouvées en ce qui concerne les conditions de travail et de paiement des salaires », déplore-t-il.

Même inquiétude partagée par le directeur exécutif du centre d’Action pour le développement Trésor Nzila : « Ces indicateurs de grèves montrent que le pays est sérieusement en difficulté. Maintenant que les hôpitaux sont en arrêt, comment la population sera-t-elle faite pour se soigner avec leur faible revenu ? Il serait difficile pour eux de se faire soigner tout le temps dans les cliniques privées dont les coûts sont élevés ».

Quant à l’enseignement supérieur « La grève qui secoue ce secteur risquerait de compromettre l’avenir des étudiants si les choses ne sont pas prises au sérieux », s’indigne Trésor Nzila.

Pour Joe Washington Ebina, la non résolution de ces crises dénote d’un manque manifeste de volonté de la part des autorités concernées « il y a un problème de manque  de volonté politique des dirigeants à trouver de solutions pérennes pour que le climat délétère change aux de nos structures de santé et de l’éducation », déclare-t-il.

Face à ce climat, Trésor Nzila appelle le gouvernement à répondre à ses obligations en payant les droits des travailleurs, qui assurent leurs tâches avec abnégation dans leurs secteurs respectifs « Les enseignants et les agents de santé ont droit de réclamer leur salaire. Nous pensons que l’Etat a l’obligation de prendre en compte leurs revendications en payant leurs droits », conclu-t-il.

Cette situation de grève intervient à l’orée de l’élection présidentielle de mars 2026.

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