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Le Congo communique sur l’hémophilie

Le docteur Galiba Atipo Olivia  a révélé le 17 avril à Brazzaville, à l’occasion de la  journée internationale d’hémophilie, que cette anomalie était une maladie de sang qui s’inscrit dans le catalogue des maladies rares. 

Le docteur Galiba Atipo Olivia a indiqué que la maladie de l’hémophilie, incurable et peu connue du public, est dépistée et prise en charge au Centre nationale de référence de la drépanocytose (CNRDr).

Elle a expliqué à l’assistance que l’hémophilie est une maladie hémorragique due à l’absence ou au déficit d’un facteur de la coagulation.  Elle se manifeste par des douleurs aigues au niveau des articulations car les vaisseaux sanguins fissurés répandent du sang  dans les tissus avoisinants. Une personne atteinte d’hémophilie ne parvient pas à  former un caillot solide qui coagule. D’où, il saigne plus longtemps, n’importe quand et n’importe où.

« Pour des raisons professionnelles ou scolaires, il serait donc souhaitable que les sujets qui développent cette maladie ne s’éloignent pas du centre de traitement de substitution », a dit le président de l’Association congolaise des hémophiles, Jean Paul Léopard Ngoukoulou. « Le traitement de substitution se fait par injection du facteur 8 aux malades d’hémophilie A dit hémophilie sévère et du facteur 9 à ceux souffrants de l’hémophilie modérée », a-t-il poursuivi.

Pour Jean Paul Léopard Ngoukoulou, à titre préventif, le malade est d’abord tenu à observer un comportement personnel responsable en évitant toutes activités sportifs de contact à l’instar de la boxe, le football, la vitesse. Par contre, la natation, le vélo, la marche sont recommandés dans le but de fortifier les muscles. « Pour accompagner le malade, une équipe du personnel spécialisé est nécessaire. Un bloc de plusieurs spécialistes composé des dentistes, des rhumatologues, des gynécologues », a-ti précisé.

Au cours de cette journée il a été dit qu’au Congo, la plupart des patients sont des sujets jeunes dont l’âge est inférieur à 10 ans. Après cette tranche d’âge vient les enfants de près de 15 ans et enfin des adultes. « L’expérience de vie chez les  patients est de plus de 60 ans depuis 2007, alors que dans les années 1920 elle était seulement de 10 ans. Les malades ont été diagnostiqués à Brazzaville, à Dolisie, à Oyo, à Pointe-Noire à partir du dosage de sang, un test disponible au Centre nationale de référence de la drépanocytose (CNRDr) », a fait savoir le docteur Galiba Atipo Olivia.

Le participants ont souligné que le traitement  étant onéreux la prise en charge optimale des malades est assurée grâce à l’appui de la Fédération française d’hémophiles une maladie qui touche essentiellement les garçons, dès la naissance, à la circoncision, à la chute d’une dent, après un traumatisme. « Les filles peuvent être atteintes uniquement dans des cas rares. Elles sont le plus souvent conductrices et ne manifestent pas la maladie », ont-ils conclu.

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