Le laboratoire conjoint Chine-Congo des technologies agricoles modernes est mise en service à Kombé
Le directeur adjoint de l’Institut de recherche sur les ressources génétiques des cultures tropicales de la CATAS, Xu Li, a indiqué le 15 octobre à Brazzaville que l’ouverture du laboratoire conjoint Chine-Congo des technologies agricoles modernes, permettra de former des chercheurs et de mener des travaux scientifiques sur les variétés de cultures susceptibles d’accroître le rendement agricole national, au profit des producteurs et du bien-être des populations.
« C’est dans le cadre de la coopération scientifique et agricole entre le Congo et la Chine qu’a été mis en place le laboratoire conjoint Chine-Congo des technologies agricoles modernes. Cette infrastructure se veut être une plateforme nationale de coopération scientifique. Sa mise en service constitue une étape importante dans la coopération sino-congolaise en matière de sciences et de technologies agricoles modernes », a déclaré le directeur adjoint de l’Institut de recherche sur les ressources génétiques des cultures tropicales de la CATAS, Xu Li l’occasion de l’inauguration du laboratoire.
« À ce jour, le laboratoire est constitué d’une équipe scientifique de plus de 100 personnes, avec quatre sites pilotes d’expérimentation et de démonstration en République du Congo. Il déploie de nouvelles variétés agricoles et des techniques culturales performantes sur 140 hectares aménagés. Les participants chinois et congolais vont sélectionner ensemble cinq variétés de manioc très résistantes et riches en éléments nutritifs », a-t-il ajouté.
Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le professeur Paul Valentin Ngobo a martelé sur la portée et l’intérêt de ce dispositif scientifique, fruit de la coopération entre le Congo et la Chine.
« C’est ici que les producteurs de la terre doivent faire leurs preuves. Le Congo a fait de la souveraineté alimentaire un impératif national, produire ce que nous consommons. C’est une vision qui épouse celle du président de la République populaire de Chine, d’où la concrétisation de cet engagement à travers la mise en service de ce laboratoire », a fait savoir le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage.
« La valeur de ce laboratoire se mesurera à son impact réel, au rendement qu’il fera progresser, aux solutions concrètes qu’il apportera et aux semences saines et productives qu’il mettra entre les mains de nos pays. Enfin, nous attendons des percées dans nos filières agricoles, à savoir le maïs, le manioc, le soja et l’arachide. Nous voulons également des procédés de transformation adaptés aux conditions locales afin de soulager les populations », a-t-il conclu.
Cette inauguration du laboratoire conjoint Chine-Congo, qui intervient à la clôture du Salon sino-africain de l’innovation et des technologies agricoles, a permis, pendant deux jours, de partager les connaissances et les innovations, ainsi que de sceller des accords agricoles entre les pays participants. À cet effet, une formation à la production du manioc destinée aux agriculteurs vivant dans le Niari a été lancée.
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