L’érosion de Ngamakosso qui s’est développée de façon vertigineuse en sectionnant en deux parties la deuxième sortie nord de Brazzaville, et quasiment devenue inaccessible aux véhicules, a finalement généré plusieurs activités informelles autour de ce ravin.
La dégradation de la route principale du quartier Ngamakosso, dans le 6ème arrondissement de Brazzaville, a donné des idées à certains citoyens qui ont vu une grande occasion d’y développer un grand marché. Chacun veut y mener activité de survie.
Ainsi, on trouve autour du ravin des habits de seconde main, des chaussures d’occasion qui sont vendus à vil prix. A cela s’ajoute certains produits de consommation.
Vendeuse de gnetum plus connue sous l’appellation de « coco » par les congolais au marché de Ngamakosso, Sidoine Adouli qui fait face aux difficultés quotidiennes de transports, est obligée d’assujettir son corps à rude épreuve, en transportant ses marchandises au dos et sur la tête pour passer à proximité de l’érosion.
A proximité de cette érosion, il s’est créé une gare routière où les jeunes transporteurs se sont improvisés dans ce lieu avec leurs brouettes à l’afflux des clients.
Le chef des conducteurs de brouette, Gildas Franck, a laissé entendre que pour éviter les vols des marchandises auxquels étaient victimes les commerçants, ils ont résolu d’instaurer le port de gilet obligatoire de couleur verte à tous les transporteurs.
Ces jeunes qui s’emploient tous les jours à cette tâche, gagnent à la fin de la journée, en fonction des marchandises transportées, la somme de 5.000 francs.
L’inaccessibilité de cette voie a des répercussions sur les activités des commerçants dans cette zone, obligés de débourser le double, voire le triple du montant de transport de la marchandise. L’érosion les empêche d’acheminer dans les conditions optimales leurs articles.
Pour pallier aux tracasseries de transports de marchandises, certains commerçants préfèrent négocier avec les transporteurs pour acheminer leurs articles jusqu’à destination. D’autres sont contraints d’affronter le ravin à pied en déboursant le montant de 250 francs CFA, à raison d’un lot de marchandise et ce, en fonction de la quantité de la marchandise qui peut aller même au-delà du prix d’achat de la marchandise.
Les habitants de Ngamakosso souhaitent que la ligne budgétaire de l’Etat prévue pour la riposte contre les érosions soit mise à disposition, afin de stopper la progression de cette érosion qui risquerait d’engloutir ce quartier.
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