Le Réseau national des enseignants communautaires (RNEC) a, dans une déclaration faite le 29 juillet à Brazzaville, exigé la publication des textes restants d’intégration à la fonction publique au titre des campagnes 2024 et 2025, au plus tard à la fin du mois d’août 2026.
La plateforme réclame également, le paiement d’ici le 6 septembre 2026 du trimestre couvrant octobre, novembre et décembre 2024.Le paiement fin septembre 2026 du trimestre février, mars et avril 2026. Le règlement début août 2026 du reliquat de janvier 2026, conformément aux engagements pris avec les cadres du ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille Public. L’objectif, selon le RNEC, est de réduire le poids des arriérés de bourse et de préparer la rentrée scolaire prochaine, avant d’accepter un plan d’apurement total des mois impayés.
Le RNEC exige par ailleurs, la notification des quotas d’intégration à la fonction publique au titre de la campagne 2026.La mise en place avant la rentrée administrative d’une commission tripartite regroupant le ministère de la Fonction Publique, du Travail et du Dialogue Social, le ministère de l’Enseignement Préscolaire, Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation, ainsi que les partenaires sociaux. La publication avant le 10 septembre 2026 des dispositions prises par la Primature pour résoudre la situation des enseignants communautaires âgés de 45 ans et plus. L’augmentation significative du quota d’intégration au titre de la campagne 2027, avec effet budgétaire dans le projet de loi de finances 2027, afin de régulariser plus de 10 000 enseignants communautaires sur les 12 000 que compte le système éducatif national.
Le réseau dénonce par ailleurs la « léthargie » du ministère de la Fonction Publique, du Travail et du Dialogue Social dans la publication des textes d’intégration. Il fustige aussi la lenteur du ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille Public dans le paiement des bourses. À ce jour, 10 mois restent impayés, notamment octobre, novembre et décembre 2024, ainsi que janvier, février, mars, avril, mai, juin et juillet 2026.
Pour le RNEC, la non-prise en compte de ces doléances hypothéquera la rentrée scolaire prochaine.« Il est inconcevable d’envisager une école performante quand les enseignants sont marginalisés, affamés, voire abandonnés à eux-mêmes. Prendre soin de l’enseignant, c’est sauver l’éducation de nos enfants », a conclu la plateforme.
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