À Mayanga, quartier sud de Brazzaville situé à Madibou, l’érosion galopante menace de sectionner la voie principale d’accès. À quelques mètres près, cette artère vitale risque d’être coupée en deux par un ravin qui progresse à vive allure, sous les yeux impuissants des habitants.
Au fil des jours, le fléau gagne en ampleur, malgré les efforts désespérés des riverains pour le contenir. Mobilisés face à l’inaction apparente des autorités compétentes, les habitants ont improvisé un collecteur rudimentaire en tôles pour canaliser les eaux pluviales. Ces initiatives palliatives peinent pourtant à enrayer le phénomène, hantant la population d’une phobie légitime : celle d’être les prochaines victimes d’un mal qui a déjà englouti plusieurs habitations.
L’érosion s’est initialement manifestée par des têtes érosives, qui se sont rapidement étendues malgré les mesures locales préventives. Parmi les dégâts les plus spectaculaires figure une maison de type R+1 dont il ne subsistent que des débris de matériaux de construction. Ce bilan tragique illustre la vulnérabilité du quartier.
Dans ces circonstances critiques, les habitants lancent un appel pressant aux pouvoirs publics. Ils espèrent une mobilisation financière d’urgence pour préserver l’unique voie d’accès à Mayanga et éviter l’isolement total du quartier.
À titre de rappel, un traitement durable, inscrit dans la durée et visant à protéger les générations futures, exigerait plus de 100 milliards de FCFA, selon les déclarations du gouvernement en 2023 lors des questions orales avec débat aux deux chambres parlementaires. Trois ans plus tard, ce chiffrage devrait être revu à la hausse, au vu de l’aggravation des autres zones érosives.
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