Le directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), Trésor Nzila Kendet, l’un des membres de la plateforme des organisations de la société civile, s’est indigné, le 11 avril à Brazzaville, du fait que les personnes présentées comme prisonniers de droit commun croupissent encore en prison alors que les proches du pasteur Ntumi, incarcérés pour les mêmes motifs, ont déjà été libérés.
Trésors Nzila Kendet a indiqué qu’il ne comprend pas comment des personnes proches du Pasteur Ntumi aient été libérées alors qu’elles se sont opposées d’une manière violente avec des armes causant même la mort des Congolais et blessant d’autres. « Alors que les personnes comme André Okombi Salissa, Jean Marie-Michel Mokoko et d’autres arrêtées suites aux évènements référendaires sont encore maintenues en détention. Pourtant eux se sont opposés démocratiquement. Pourquoi cette justice à deux vitesses ? », s’est-il indigné.
Pour lui, si ces personnes sont considérées comme des prisonniers de droit commun, elles devraient recouvrer la liberté comme les proches de Ntumi qui bénéficient des effets de la signature des accords de cessez-le-feu du 23 décembre 2017 de Kinkala.
Lors de la conférence de presse animée à Brazzaville, les organisations de la société civile ont demandé aux autorités judiciaires de délivrer l’ordre de mise en liberté de toutes les personnes détenues arbitrairement suite aux événements sociopolitiques allant du 20 octobre 2015 jusqu’à ce jour.
Elles ont aussi recommandé le retrait immédiat d’un procès instrumentalisé pour condamner des pauvres innocents « Procès que nous qualifions de politique », ont-elles dit.
Les acteurs de la société civile ont précisé qu’il ne peut pas y avoir de garde à vue prolongée dans une maison d’arrêt. « La garde à vue se passe dans les locaux disciplinaires de police ou de gendarmerie », a indiqué Trésor Nzila.
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