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Muriela Mabika propose une décoration à la congolaise

Titulaire d’une licence en banque, finance et assurance, Muriela Mabika a confié à VOX qu’elle voulait vulgariser son concept de décoration typiquement congolaise et africaine. Capable aussi de former dans les métiers de la décoration, elle avoue exercer la passion de sa jeunesse.

Directrice de sa société « Excellent Events », Muriela Mabika aimerait exceller dans la décoration et l’organisation événementielle. Son souci majeur est de prouver aux Congolais qu’ils devraient sortir du carquois de ceux qui pensent que la réalité africaine est négative.

« J’ai choisi de faire la décoration à la manière africaine, simplement parce que je vois que nous sommes trop sortie de notre culture. Pourtant la dot est appelée mariage coutumier. C’est justement dans ce genre de cérémonie que l’on devrait valoriser notre culture. Il s’agit là de la coutume et non mariage moderne. Nous devons aussi valoriser nos coutumes par rapport à l’influence étrangère », soutien-t-elle.

« Nous devons apprendre aux futures générations que nous avons vécu d’une manière qui est propre aux africains. Leur montrer que tout ce qui est africain n’est pas toujours mauvais. La coutume africaine ne signifie pas être un charlatan ou sorcier. Ce que je veux est que les congolais arrivent à dépasser la conception de voir en celui qui s’accroche aux valeurs africaines comme étant un sorcier, un charlatan. Il y a des gens, par exemple, qui ont des masques, des statuettes, des pots, des sculptures qui renvoient à la culture africaine ou congolaise. Qu’on arrête de les regarder d’un mauvais œil », poursuit Muriela Mabika.

Pour arriver à faire de la décoration à l’africaine, Muriela Mabika a subi une formation accélérée en décoration évènementielle à Cotonou au Benin. « Je n’ai pas pu faire cette formation au Congo. Pas de structures adéquates. Il me fallait bien aller à l’étranger », fait-elle d’un air désolé.

Dans son travail, le matériel est encore moderne. « J’utilise encore des éléments modernes. Mais, je me bats pour acquérir un matériel proprement africain. C’est un matériel tellement rare que son prix est très élevé. Pour le moment les moyens que j’obtiens, je les investis dans l’acquisition du matériel. Pour que ma décoration soit purement africaine, j’ai besoin des nattes, des tissus africains, traditionnels, des chaises en lianes, de pots de fleurs en lianes ou en argile, des fleurs sauvages locales », indique-t-elle.

A son actif déjà trois mariages coutumiers et un mariage officiel. Muriela Mabika rencontre aussi des difficultés dans son activité. « Les Congolais ne sont pas encore imprégner de la décoration, pour eux, la décoration est un travail facile elle ne devait pas coûter cher. Ils sont ahuris devant le devis que je leur fait. Au Congo actuellement les tissus coûtent chères, mais on fait le tout pour satisfaire la clientèle qui nous fait confiance », affirme-t-elle.

Pour diversifier son affaire, elle compte faire une formation pour transformer les fruits exotiques en boissons ou en glace. « J’aimerais qu’en organisant une manifestation, que je propose les services uniquement africains », conclu-t-elle.

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