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Pierre Moussa encourage le gouvernement à redoubler d’efforts pour répondre aux attentes de la population

Pierre Moussa encourage le gouvernement à redoubler d’efforts pour répondre aux attentes de la population

Le secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT), Pierre Moussa, a encouragé, le 4 octobre à Brazzaville, le gouvernement à redoubler d’efforts afin d’apporter des réponses appropriées aux attentes légitimes de la population.

« La situation socio-économique et sécuritaire nationale que nous avons analysée au cours de cette réunion nous interpelle fortement et nous oblige à nous mobiliser derrière le Président de la République et le gouvernement pour la recherche de solutions idoines et durables. Pour cela, il importe de diligenter l’entrée en scène des commissions permanentes du bureau politique dont la vocation est justement d’aider le Parti à apporter son appui à l’action publique. C’est ici l’occasion d’encourager le gouvernement à redoubler d’efforts pour des réponses appropriées aux légitimes attentes des populations », a déclaré Pierre Moussa à la clôture de la troisième réunion ordinaire du bureau politique du PCT.

Il a invité chaque membre du bureau politique à engager une réflexion prospective afin de permettre à cette instance d’élaborer une stratégie électorale dont la mise en œuvre garantirait au Parti congolais du travail une victoire éclatante.

Pour sa part, le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a souligné l’apport des cadres du PCT au fonctionnement des établissements scolaires et des structures sanitaires. « Au-delà de ces mesures d’urgence nous attendons la promulgation prochaine du projet de loi portant organisation du système éducatif, adopté en Conseil des ministres depuis le mois de janvier 2026 et actuellement en examen au Parlement, qui annonce d’importantes réformes pour moderniser les textes obsolètes issus de 1995 », a-t-il poursuivi.

Le projet prévoit notamment de rendre obligatoire la troisième année du préscolaire, de réduire la durée du cycle primaire de six à cinq ans avec l’instauration d’un cours préparatoire unique, ainsi que d’institutionnaliser le certificat d’études primaires comme diplôme de fin du cycle primaire. Le texte prévoit également le remplacement du concours d’entrée en classe de sixième par un contrôle continu au cours moyen deuxième année (CEM 2), la consécration du brevet de technicien supérieur (BTS) comme diplôme d’État, l’extension du système licence-master-doctorat (LMD) à l’ensemble de l’enseignement supérieur et la création d’un Haut Conseil de l’éducation nationale, de la formation et de la recherche.

Par ailleurs, une loi de programmation est en préparation, conformément aux recommandations des États généraux de l’éducation, de la formation et de la recherche. Elle pourrait être soumise prochainement au Parlement.

Abordant la question de la dette, Anatole Collinet Makosso a indiqué que le ratio dette/PIB s’établissait à 90,8% à fin 2025 et à environ 92,46% au premier trimestre 2026. Cette dette est principalement constituée de dette intérieure, estimée entre 58% et 60%, après les efforts consentis pour réduire la dette extérieure, qui se situe désormais entre 38% et 40%, et pour se débarrasser de la dette dite toxique des traders, laquelle avait failli fragiliser l’économie nationale.

Si le stock de la dette demeure élevé, frôlant ou dépassant légèrement les 9 000 milliards de francs CFA, sa trajectoire est jugée viable au regard des réformes structurelles en cours. Sur la base des données de cadrage macroéconomique actualisées en septembre 2026, le taux d’endettement dette/PIB était estimé à 88,83% à fin juin 2026 et pourrait s’établir à 86,4% à la fin de l’année.

Le niveau élevé de la dette intérieure pèse toutefois sur la trésorerie des créanciers locaux et des opérateurs économiques nationaux. Dans ce contexte, la capacité du Trésor à honorer ses échéances demeure incertaine, ce qui pourrait entraîner une succession de défauts de paiement et une dégradation de la confiance des partenaires techniques et financiers.

« Les éléments de réponse aux préoccupations qui sont aussi bien les vôtres que celles des Congolaises et des Congolais, et sur lesquels le gouvernement de la République s’emploie à apporter des réponses en dépit des contraintes multiples qui se dressent ici et là », a conclu le Premier ministre.

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