Plusieurs victimes du 4 mars attendent encore leur prise en charge par le gouvernement
Quatorze ans après la tragique explosion du dépôt d’armes survenue le 4 mars 2012 à Brazzaville, les survivants et les familles endeuillées commémorent un drame qui a fait plusieurs morts, des centaines de blessés, ainsi que des dégâts matériels. Parmi les victimes figurent ceux ayant perdu une main et un pied, ces derniers déplorent le silence du gouvernement face à leurs charges sanitaires et les retards dans le versement de la rente viagère promise par l’Etat.
La violence de l’explosion, survenue dans un dépôt militaire de Mpila, a ravagé des quartiers entiers, laissant des cicatrices ineffaçables sur le corps et l’âme des victimes. La douleur reste vive, comme en témoignent ces survivants rencontrés lors de la cérémonie commémorative.
« Le gouvernement ne prend pas en charge ma situation de manière régulière comme promis, Sans prothèse adaptée, je peine à travailler et à subvenir à mes besoins. Il me faut changer de prothèse chaque année, mais par manque de moyens je suis obligé de garder le même depuis des années »,
Plus déchirante encore est l’histoire de Guynelle Matondo , une mère ayant perdu ses trois enfants et son pied, « J’avais perdu mes trois enfants, et mon pied, actuellement je suis parfois dans l’impossibilité de me mouvoir , faute de béquille adepte . Vu la prise de poids il me faut changer totalement ces béquilles .j’ai souvent une douleur intense au niveau du pied ampute que je n’arrive pas parfois à expliquer, mais Dieu me donne le courage qu’il faut pour tenir. Cela me rend fort », dit-elle avec les yeux remplis de larmes.
Le décret signé par le chef d’Etat, pour la rente viagère des victimes de la tragédie du 4 mars n’est pas respect au niveau du trésor Publics, les gens ne prennent pour les mandions lorsque nous partons réclame ce qui nous ai dû, ajouter une autre victime, ayant perdu l’un de membre supérieur.
Entre pleurs, entretien des tombeaux, dépôt de gerbes de fleurs quelques parents de victime ont exprimé leur douleur, malgré le temps écoule « Cet événement m’a vraiment traumatisé, à tel point que chaque 4 mars, j’ai du mal à fermer l’œil, car les souvenirs sont très douloureux », dit une victime qui a gardé l’anonymat.
Alors que la commémoration annuelle ravive les plaies, les victimes exigent une prise en charge effective, soins médicaux réguliers, aides financières et accompagnement psychologique.
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