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La RDPH en appelle à la justice après le cambriolage de son siège

Les responsables de la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH) et de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), ont demandé, le 9 mars, aux autorités judiciaires de diligenter une enquête pour faire la lumière sur le cambriolage du siège de la RPDH à Pointe-Noire.

Un des responsables de la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH) a indiqué que dans la nuit du 08 au 09 mars 2018, leur siège situé au 11, avenue Stanislas Batchi au quartier Tchimbamba à Pointe-Noire, a été victime d’un cambriolage.

« Des personnes non identifiées se sont introduites dans les bureaux. Ces derniers ont tenté d’entrer par la porte arrière du local sans succès, ce qui les a poussés à défoncer la porte principale et y accéder. Plusieurs portes intérieures ont ainsi été également défoncées », a-t-il indiqué.

« En emportant des ordinateurs et divers autres objets de manière sélective (choix des outils opérationnels et documents, notamment 6 ordinateurs portables, plusieurs clés USB, un appareil photo de marque canon, un téléphone portable de marque Samsung, un micro projecteur…), les organisations signataires estiment que ce mode opératoire fait penser d’une part, à une entreprise punitive contre une ONG de défense des droits humains et renseigne d’autre part, quant à une volonté de priver l’organisation de sa base de données et outils de travail », a-t-il poursuivi.

Les responsables du RPDH et de l’OCDH ont aussi exigé au gouvernement congolais de s’assurer que les acteurs de la société civile puissent jouer pleinement et librement leur rôle de veille sans craindre pour leur sécurité

Les deux ONGs ont donc réclamé des investigations pour identifier les auteurs de ces actes. Cet incident intervient dans un contexte où les menaces verbales à l’endroit des défenseurs reviennent constamment.

Elles ont rappelé qu’il est du devoir du gouvernement d’assurer le respect de ses engagements internationaux dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), de l’Accord de partenariat volontaire (APV) avec l’Union européenne sur l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux (FLEGT) et de la REDD+, en garantissant la liberté, l’intégrité et l’indépendance de la société civile partie prenante à ces initiatives.

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