La ministre du Tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan Nonault, a affirmé, le 1er mars à Brazzaville, que sans actions sur les tourbières, il ne sera pas possible d’atteindre l’objectif de l’accord de Paris sur le changement climatique.
Soudan Nonault a indiqué qu’en dépit de la présence des tourbières dans 180 pays, elles ne constituent pas encore une préoccupation de premier plan pour les bailleurs de fonds. « Pourtant, elles le devraient. Compte tenu des énormes quantités de carbone qu’elles stockent, elles méritent d’être hissées au rang des priorités du programme relatif au changement climatique », a-t-elle fait savoir.
Arlette Soudan Nonault a souligné que si les tourbières sont gérées de manière appropriée, elles peuvent constituer un atout dans le cadre de l’action climatique. Elle a poursuivi en affirmant que les tourbières en parfait état capture le carbone, tandis que les tourbières dégradées sont d’importants émetteurs nets de gaz à effet de serre.
« Si la communauté internationale espère maintenir l’élévation de la température moyenne de la planète en dessous de 2°C, il est urgent d’agir pour que le carbone capturé dans les tourbières ne s’en échappe pas et ne provoque une augmentation des émissions », a-t-elle précisé.
Arlette Soudan Nonault a fait savoir que d’une superficie de près de 145.500 km2, la tourbière constitue un ensemble plus grand que l’Angleterre. « La quantité de carbone renfermée par cette tourbière a été évaluée à environ 30 milliards de tonnes soit l’équivalent des émissions de dioxyde de carbone des USA pendant 15 ans », a-t-elle conclu.
Soudan Nonault a précisé que toutes les questions qui se posent à la gestion de cette tourbière seront examinées lors de la 3e réunion des partenaires à l’initiative mondiale sur les tourbières qui se tiendra à Brazzaville du 21 au 23 mars à Brazzaville.
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