A la une Société

Le Sénat se saisit de la question des bébés noirs

Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, a relevé, le 16 mars à Brazzaville, devant les sénateurs, que Congo ne disposait pas de centre approprié pour la détention des délinquants mineurs, plus connus sous l’appellation des « bébés noirs ». Les sénateurs ont souligné la nécessité de construire ces lieux de détention.

Pour le ministre Raymond Zéphirin Mboulou « il est avéré que les actes criminels posés par les délinquants mineurs ne peuvent en aucun cas laisser la police les remettre à la disposition de leurs parents. Mais le pays ne dispose par des structures adaptées de correction de cette catégorie de malfrats ».

« Ce qui fait que lorsque la police appréhende ces bébés noirs, elle se trouve dans l’obligation de les remettre à leurs parents. Une fois relâchés, ces brigands ont l’obligation de se présenter devant les instances judiciaires pour des besoins d’enquête », a-t-il notifié.

Raymond Zéphirin Mboulou a incriminé les parents de ces bébés noirs qui n’ont pas su inculquer à leurs progénitures une éducation conséquente. « C’est pour cette raison qu’il arrive parfois que je demande à la police d’arrêter le bébé noir et ses parents », a-t-il fait savoir.

Réagissant aux préoccupations des sénateurs sur la libération des bébés noirs par les services chargés de les traquer, aussi sur les mesures prises par la communauté des Etats de l’Afrique centrale en matière de police criminelle, le ministre Raymond Zéphirin Mboulou a relevé que les phénomènes « bébés noirs » à Brazzaville et « armées de rails » à Pointe- Noire, constituent actuellement un véritable problème social que le gouvernement s’emploie à combattre.

Le gouvernement est en train d’examiner les possibilités de construction des centres d’incarcération de ces bandits dont l’âge oscille entre 15 à 16 ans et que la législation du pays n’autorise pas la garde dans les geôles.

Au sujet de la criminalité, il a indiqué que l’accord de coopération relatif à la criminalité relève des secrets d’Etat et ne peut faire l’objet d’un débat que dans un cadre restreint.

📱 Toute l’info, tout le temps, directement sur WhatsApp 👉 https://www.vox.cg/whatsap