À l’occasion de la Fête du Travail, célébrée le 1er mai à Brazzaville, la Confédération syndicale congolaise (CSC) a exhorté ses adhérents à engager des réformes structurelles, à renouveler ses instances et à accélérer les adhésions pour en faire le fer de lance des aspirations de tous les travailleurs.
Lors de la lecture du message du secrétaire général Daniel Mongo, assurée par Jean-Charles Maniongui, secrétaire chargé de la communication, l’organisation a invité ses militants à se mobiliser dans la discipline et la paix pour les combats à venir. « L’avenir de la CSC en dépend », a-t-il souligné. L’instance dirigeante s’est engagée à poursuivre la lutte pour faire aboutir les revendications tout en préservant les acquis sociaux, malgré une conjoncture économique persistante.
Parmi les griefs prioritaires figurent le chômage endémique, la précarité exacerbée par l’inflation galopante des biens et services, ainsi que le dépérissement des entreprises publiques et parapubliques (SOCICO, CNTF, CFCO, Pavés du Congo, SOPECO et autres), marqué par des licenciements abusifs et le non-paiement des droits sociaux. La CSC dénonce également l’accumulation alarmante d’arriérés de salaires dans les établissements publics et collectivités locales, l’indifférence face aux droits des travailleurs d’entreprises liquidées, le retard dans l’adoption du nouveau code du travail au Parlement, l’absence d’élections professionnelles et le non-respect effectif du SMIG à 70 400 francs CFA par les employeurs.
Le secrétariat confédéral a salué les avancées gouvernementales, notamment la mise en œuvre de la Caisse d’assurance maladie universelle (CAMU), l’intégration progressive des enseignants communautaires, des pigistes de la communication et des contractuels ministériels dans la fonction publique, ainsi que la ratification de conventions internationales clés : la n° 94 sur les clauses de travail dans les contrats publics, la n° 121 sur les accidents du travail et maladies professionnelles, la n° 130 sur les indemnités de maladie, la n° 131 sur les salaires minima, la n° 135 sur les représentants des travailleurs et la n° 142 sur la valorisation des ressources humaines.
Toutefois, la CSC presse le gouvernement d’achever la ratification des cinq conventions restantes jugées essentielles : la n° 17 (1925) sur la réparation des accidents du travail, la n° 18 (1925) sur les maladies professionnelles, la n° 151 (1978) sur les relations de travail dans la fonction publique, la n° 159 (1983) sur la réadaptation des handicapés et la n° 88 (1948) sur le service de l’emploi.
La 140e édition de cette Fête des droits des travailleurs s’est déroulée sous le thème « Un appel renouvelé pour l’emploi, la paix et la démocratie en vue d’une prospérité partagée ».
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