La directrice départementale des affaires sociales Corélli OKO Mavoungou a indiqué le 20 novembre à Pointe-Noire, à l’occasion du 30ème anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant, qu’on ne peut parler de justice et de paix, si un enfant en âge d’aller à l’école n’est pas soutenu par ses parents pour être scolarisé.
« La loi Potignon dans son article 27 précise que l’éducation est fondamentale pour les enfants du Congo. Le même article précise que les parents peuvent perdre leur autorité, ils peuvent être déchus de leur autorité si leurs enfants ne sont pas éduqués. L’article 26 de la loi Potignon précise que l’enfant a droit aux soins et aux services médicaux. Nulle n’a le droit de priver un enfant des soins médicaux… », a précisé Jessica Mamoni Goma, procureure de la république près le tribunal pour enfants à Pointe-Noire.
Les droits de l’enfant ont été au cœur des préoccupations du réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture, du tribunal pour enfants en présence des directions départementales des affaires sociales et des droits humains.
Ces structures ont animé des conférences autour cette question sensible. Cette convention est l’une des rares textes ratifiés par 196 pays au monde dont la république du Congo.
Cette journée célébrée sous le thème : « à chaque enfant, tous les droits ».
Pour la présidente du tribunal pour enfant à Pointe-Noire, Emilie Mami Ngoka, derrière un enfant victime se cache un potentiel délinquant.
« Les droits de l’enfant connaissent certes une avancée, mais il y a encore des aspects sur lesquels beaucoup reste à faire », a-t-elle conclu.
Cette commémoration s’est fixée plusieurs objectifs : faire un état de lieu du niveau d’application des droits de l’enfant via un examen critique basé sur des faits tangibles présentés par les associations membres du Reiper avant d’épingler des potentiels pistes de solution en vue d’un meilleur respect des droits de l’enfant, renforcer la protection de l’enfant à Pointe-Noire via une véritable synergie entre acteurs publics, privés et associatifs et aussi renforcer les échanges entre acteurs publics locaux et associatifs sur toutes les questions relatives à la protection de l’enfant via un cadre de concertation en vue de la mise en place de stratégies communes.
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