Plus de 422 pisciculteurs du Kouilou formés par Congorep
Le directeur général de Perenco Congo / Congorep, Grégoire De Courcelles a indiqué le 30 avril à Pointe-Noire que, lorsque ce projet a été lancé en 2023, à la suite d’une phase d’études engagées dès 2022, le constat était clair : la filière pisciculture faisait face à d’importantes contraintes, accès limité aux intrants, manque de compétences techniques, difficultés de financement avec pour conséquence une production encore insuffisante.
« Ce moment est important. Il ne s’agit pas simplement de faire un bilan, mais de mesurer concrètement le chemin parcouru, d’en tirer des enseignements et surtout, de nous projeter », a souligné le directeur général de Perenco Congo / Congorep, Grégoire De Courcelles, lors de la cérémonie de restitution de la phase 1 (2023-2026) du projet de développement de la filière piscicole dans le département du Kouilou.
Pour le directeur général de Perenco Congo / Congorep, ce projet a été lancé pour répondre aux défis que Congorep a décidé d’agir, avec pour ambition de contribuer à développer une filière piscicole plus autonome, plus productive et plus durable dans le Kouilou, en s’appuyant sur l’expertise et l’accompagnement technique de l’IECD et de la COFAD.
Trois ans plus tard, les résultats sont là, avec des chiffres qui parlent d’eux-mêmes. La productivité des fermes a été multipliée par dix, la production globale par trois, la production d’alevins par cinq et surtout, les pratiques ont évolué d’où, près de 70 % des fermes actives ont adopté de nouvelles méthodes de production, plus performantes et mieux maîtrisées.
Ces résultats reposent sur un accompagnement de terrain soutenu, avec près de 1000 visites techniques, plus de 150 sessions de formation et plus de 1300 personnes accompagnées.
La prochaine phase du projet 2, vise à consolider les acquis et changer d’échelle en renforçant l’autonomie de la filière, en consolidant les débouchés et en étendant progressivement le modèle à d’autres zones avec un accompagnement par la fondation Perenco pour certains pisciculteurs identifiés.
Pour Grégoire De Courcelles, au-delà de la pisciculture, ce projet illustre une conviction qui leur est chère : le développement durable d’un territoire repose sur la transmission des compétences, la valorisation des ressources locales et l’accompagnement dans la durée pour renforcer l’autonomie des communautés.
Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE), qui vise à renforcer la sécurité alimentaire et à soutenir le développement économique local. Ce soutien inclut aussi la formation des pisciculteurs locaux, pour améliorer leurs compétences techniques, souvent limitées et l’accompagnement dans la gestion de leurs activités.
Le directeur général de Perengo Congo/Congorep, a également fait savoir que ce projet a été rendu possible, pour pallier la baisse de la disponibilité du poisson sur le marché local.
Ces bénéficiaires, quant à eux, ont bien apprécié cette action, tout en relevant que ce projet permet non seulement de répondre à la demande croissante en protéines animales, mais aussi de dynamiser l’économie locale et créer des emplois.
Lancée en juillet 2023, la première phase du projet de formation des pisciculteurs du département du Kouilou va poursuivre son chemin dans les jours à venir. Actrice majeure dans le secteur de la production pétrolière au Congo depuis plusieurs années, la société Perenco / Congorep entend développer cette activité pour accompagner les populations qui vivent aux abords des sites pour leur autonomisation.
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