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la ZLECAF ouvre grand ses portes aux femmes entrepreneures d’Afrique centrale à travers une conférence régionale

la ZLECAF ouvre grand ses portes aux femmes entrepreneures d’Afrique centrale à travers une conférence régionale

La conférence régionale SA ZLECAF s’est ouverte ce mercredi 21 octobre à Brazzaville, sur le thème « Libérer le potentiel économique des femmes d’Afrique centrale pour accélérer la mise en œuvre inclusive de la ZLECAF ». Pendant trois jours, ministres, institutions régionales, partenaires au développement et entrepreneures de la sous-région chercheront des réponses concrètes aux obstacles du commerce transfrontalier, avec pour horizon une déclaration de Brazzaville, une feuille de route régionale et le lancement d’un réseau dédié.

Au nom du président de la Commission de la CEEAC, son représentant a rappelé que l’Afrique centrale compte environ 220 millions d’habitants, dont 60 % ont moins de 25 ans. Plus de 90 % des entreprises de la région sont des micro-entreprises et l’économie informelle absorbe jusqu’à 80 % de l’emploi. Les femmes y détiennent près de 70 % des activités informelles et un tiers des entreprises formelles. Il a souligné que la CEEAC s’est dotée en 2024 d’une stratégie régionale de mise en œuvre de la ZLECAF, qui place les femmes et les jeunes au cœur de ses priorités, en lien avec le protocole continental consacré à ces deux catégories d’acteurs.

Le PNUD a ensuite fait valoir son accompagnement, avec plus de 65 000 petites et moyennes entreprises soutenues depuis 2022, en particulier celles dirigées par des femmes et des jeunes. Citant la Banque mondiale, son message estime que la pleine mise en œuvre de la ZLECAF pourrait accroître les revenus du continent jusqu’à 9 % d’ici 2035 et créer près de 18 millions d’emplois. L’institution souhaite que les femmes entrepreneures deviennent le moteur de cette dynamique et non de simples bénéficiaires.

La ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, Jacqueline Lydia Mikolo, a insisté sur la dimension pratique de la rencontre. Une clinique d’information doit répondre aux questions sur les formalités, les règles d’origine et les exigences de qualité, tandis que plus d’une soixantaine d’exposants venus de plusieurs pays d’Afrique centrale présentent leurs produits et que des rencontres d’affaires favorisent de nouvelles collaborations. Son ministère signera aussi des accords de partenariat avec des organisations de la société civile engagées auprès des femmes et des jeunes. « Chacun de ces projets mérite d’être écouté et accompagné avec sérieux », a-t-elle estimé.

Représentant le président Denis Sassou Nguesso, le vice-Premier ministre Jean-Jacques Bouya a rappelé que l’intégration commerciale suppose une intégration physique des territoires. Il a cité la modernisation du port de Pointe-Noire, la réhabilitation du chemin de fer Congo-Océan, le corridor de développement vers la frontière centrafricaine et le projet de pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa. Il a surtout confirmé que, à compter du 1er janvier 2027, l’entrée en République du Congo ne sera plus soumise à l’obligation de visa pour les ressortissants africains, une mesure qui facilitera les rencontres entre entrepreneurs et la prospection commerciale. Il a enfin appelé la déclaration de Brazzaville à porter des engagements précis et vérifiables, assortis d’un dispositif de suivi.

Les quatre interventions ont ainsi convergé vers une même exigence, celle que chaque productrice, artisane ou commerçante d’Afrique centrale puisse concrètement vendre au-delà des frontières de son pays.

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