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La fermeté gouvernementale contre les violations dans le périmètre de SOREMI

La fermeté gouvernementale contre les violations dans le périmètre de SOREMI

Le gouvernement entend faire respecter à tout prix le périmètre opérationnel de la Société de Recherche et d’Exploitation Minière (SOREMI), a indiqué, récemment, le ministre des Industries minières et de la Géologie, Urbain Fiacre Opo, lors d’une visite surprise effectuée récemment dans le département de la Bouenza.

« Nous avons voulu venir constater nous-mêmes ce qui se passe sur le terrain. Le plus important pour nous est de nous assurer de la manière dont SOREMI met en œuvre les mesures pour le redémarrage de ses installations et de la production », a déclaré le ministre à l’issue de sa visite.

Sur le terrain, le constat est sans appel. Si certaines sociétés se sont conformées à la note ministérielle interdisant l’utilisation d’engins lourds et d’explosifs dans le cadre de l’exploitation artisanale, d’autres continuent de violer ouvertement la réglementation.

Pourtant, les autorisations délivrées ne concernaient que l’encadrement des artisans, donc une exploitation manuelle. Or, le ministre a constaté la présence massive d’engins de grande capacité, transformant de fait l’artisanat en exploitation industrielle clandestine.

« Vous n’avez pas un permis d’exploitation, mais vous exploitez quand même. Pour avoir un permis, est-ce que vous pouvez aller exploiter du sable dans une parcelle que quelqu’un a achetée ? », a recadré le ministre, interpellant un responsable de société opérant illégalement sur le site.

Le ministre Urbain Fiacre Opo a invité les sociétés récalcitrantes à retirer sans délai leurs engins du périmètre. Il a annoncé la poursuite des échanges avec SOREMI et la convocation prochaine de toutes les sociétés concernées.

« Nul ne peut se soustraire à la loi. Les exploitants sont appelés à se conformer aux dispositions réglementaires sous peine de sanctions prévues par les textes en vigueur », a-t-il martelé.

Le ministre s’est rendu sur les sites de Yanga Koubenza, dans le district de Mfouati, et de Boko Songo, pour constater de visu les violations présumées du périmètre d’exploitation des polymétaux de la SOREMI. Un vaste domaine qui suscite la convoitise et où de nombreuses activités empiètent illégalement sur les droits de la société.

« Nous sommes là pour préserver les intérêts de la SOREMI. Nous concédons la présence des jeunes qui travaillent à la main, mais ce que nous voyons ici, avec ces engins, c’est une véritable hécatombe », s’est indigné le préfet de la Bouenza, Marcel Ganongo.

 Malgré ces difficultés, notamment l’envahissement de son site par des artisans et des sociétés détentrices d’autorisations litigieuses, la SOREMI a rassuré le gouvernement de sa volonté de relancer son usine d’ici fin décembre.

Le Président directeur général du groupe SOREMI, Dean Craig a toutefois souligné la complexité d’une cohabitation,« c’est très compliqué de travailler ensemble, pour des raisons de sécurité et parce qu’ils exploitent nos minerais ».

Cette visite dans la Bouenza intervient après celles de Kinkala et Mindouli dans le Pool, où le ministre avait déjà réglé un différend minier opposant des artisans à la société Baouchi.

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